1995/2010 : de la vente à distance à l'E commerce !

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De 1994 à 2000,  la vente à distance perd des parts de marché dans l’ensemble du commerce de détail. Les enseignes de VAD multiplient les catalogues plus spécialisés et misent davantage sur la carte du multicanal. 

Passée la bulle internet de 2000,  le e-commerce prend son envol.

Voici l’historique de 15 ans d’évolution de la vente à distance.


Les catalogues généralistes se renouvellent
  • 1996 : 90 millions de catalogues VPC sont distribués par La poste en France et environ 10,4 par des sociétés privées ou NMPP.
  • 1998 : Un foyer sur deux achète à distance, le chiffre d’affaires de la VAD connaît une croissance de 4,1 %. 80 % de la VAD s’effectue par catalogue.
L’irruption du commerce électronique
C’est à partir de 1997 que l’e-commerce est considéré comme un véritable nouveau circuit de distribution.
  • 1995 : Le commerce en ligne apparaît via le minitel. Le taux d’équipement, le débit et la sécurisation des paiements sont encore problématiques.
  • 1996 : Le CA de la VAD recule. Internet pèse seulement 2,9 % des VAD.
  • 1999 : 280 millions d’Euros d’achats réalisés sur Internet (voyages, matériels informatique et produits culturels). Ce canal ne représente toutefois que 0.05 % du CA du commerce de détails, 7 fois moins que le minitel.
  • 2000 : L’éclatement de la bulle Internet se traduit par un relâchement de l’engagement sur Internet d’un certain nombre de grands distributeurs.
L’e-commerce s’impose comme un canal à part entière
  • 2002 : L’e-commerce accélère la croissance de la VAD, de 2,7 % en 2002. Sans les ventes sur Internet, la VAD  aurait enregistré une baisse estimée à 5%. Les VADistes représentent 18% du marché et les pure-players représentent 82 % (Ebay, PriceMinister).
  • 2003 : Les pure-players ont résisté à la bulle Internet et la moitié déclare être rentable. Au sein de la VAD, les e-commercants sont 4 fois plus nombreux par rapport à fin 1999.
    Les ventes privilégiées sont : le matériel informatique/téléphonie/multimédia/produits culturels/électroménager/produits de beauté et de santé.
Tout juste né, l’e-commerce commence déjà à se réinventer
  • 2005 : le commerce C to C prend de l’ampleur. Le nombre de communautés de particuliers qui s’échangent des avis ou des produits et vendent en ligne à d’autres internautent augmentent. Le site Ebay est en effet le site le plus consulté d’après l’étude Médiamétrie.
  • 2006 : Le commerce en ligne fête ses 10 ans. 73 % des français achètent à distance et 80 % des 18-34 ans. Les pure players ouvrent des magasins misant sur le multicanal.
  • 2007 : Les leaders de la vente à distance (comme la Redoute qui franchit le cap des 50 % de son CA réalisé sur Internet) sont unanimes : le commerce en ligne est un canal complémentaire. 46 % des internautes achètent en ligne après avoir consulté leur catalogue.
Le multicanal s’enrichit
  • 2010 : La généralisation de l’Internet mobile se confirme en France. 3 français sur 10 équipés d’un téléphone mobile surfent sur le Web depuis leur mobile. Les utilisateurs de smartphone téléchargent des applications dont les contenus les plus privilégiés sont les services d’actualité, de météo, des jeux et les réseaux. Les cybermarchands sont aussi présents : La Redoute, 3 suisses, ebay, Fnac, Castorama, Cdiscount…
  • 2011 : l’année du social commerce ? Aujourd’hui, 20 millions de français ont un compte Facebook, 1 million de messages sont échangés chaque jour sur Twitter. Une étude montre que 70 % des consommateurs font davantage confiance aux avis clients qu’à la communication de l’entreprise et 90 % lorsque ce sont des personnes qu’ils connaissent. Les entreprises devront donc apprendre à gérer leur e-réputation et à communiquer avec leur communauté.

Christian BARBARAY http://www.init-marketing.fr/

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